L'utilisation du microscope optique en Lichénologie
par Jean-Pierre Gavériaux - jp.gaveriaux@numericable.fr - 1ère partie : 1c


 

 

 

 

 

 

 

Le dispositif d'éclairage du microscope optique

 

Les microscopes actuels disposent généralement d'un éclairage halogène incorporé dans la partie basale du statif où il prend peu de place tout en étant à l’abri des poussières et des salissures.
L’ampoule halogène bas voltage, de très petite dimension (parfois placée en dehors du statif pour éviter l'échauffement de celui-ci) émet une lumière qui est dirigée, grâce à une lentille collectrice, vers un miroir incliné à 45° qui renvoie la lumière verticalement vers le condenseur.

 

(1) Ampoule halogène dont on peut faire varier l'intensité lumineuse ; (2) Réflecteur ;
(3) Capot diffuseur de chaleur ; (4) Lentille collectrice ; (5) Verre anticalorique ;
(6) Filtre correcteur ; (7) Diffuseur ; (8) Diaphragme de champ qui contrôle le diamètre de la zone éclairée au niveau de la préparation ; (9) Miroir incliné à 45° ;
(10) Lentille de champ ; (11) Flux lumineux envoyé vers  le condenseur ;
(12) Partie basale du statif du microscope ; (13) Zone d'insertion des filtres ;
(14) Réglage de l'intensité lumineuse ; (15) Réglage du diaphragme de champ.

 

Selon le degré de perfectionnement du modèle utilisé, certaines des parties présentées sur le schéma précédent peuvent faire défaut. Les modèles les plus simples ne possèdent qu'une ampoule surmontée d'un diffuseur.

 

Sur certains modèles, l'ampoule halogène est placée à l'arrière du statif dans un bloc muni d'un diffuseur. Ce système permet d'utiliser des ampoules puissantes (100 watts) qui permettent de prendre des photos au 1/125 de seconde et qui donnent une luminosité confortable lors de techniques spéciales (fond noir, contraste de phase et contraste interférentiel de Nomarski).

(1) Ampoule halogène ; (2) Lentille collectrice ; (4) Zone d'insertion des filtres (12) Réflecteur et capot diffuseur de chaleur ; (13) Partie basale du statif du microscope.

 

L'intensité lumineuse se règle avec un potentiomètre (une lumière trop puissante fatigue les yeux) et une bague contrôle un diaphragme, le diaphragme de champ, que l’on ferme plus ou moins, pour ajuster le diamètre de la zone éclairée au diamètre à la partie visible de la préparation (champ du microscope).

 

Si le diaphragme de champ est trop fermé, la partie périphérique de l’objet n’est pas éclairée (présence d’une zone périphérique sombre dans le champ). Si le diaphragme de champ est trop ouvert, des parties non observées de la préparation sont éclairées, ce qui engendre des réflexions, diffractions et diffusions parasites qui dégradent l’image finale.

 

Sur les microscopes que nous utilisons, la température de couleur des halogènes de puissance 10 à 20 watts, ne dépasse pas 3200°K (celle de la lumière solaire est de 5500°K) ; pour diminuer la dominante rouge qui en résulte, il est fortement conseillé de placer en permanence un filtre bleu (en principe fourni avec l’appareil par le fabricant) au dessus de la lentille de champ ou avant l'entrée dans le condenseur.

 

Filtre bleu maintenu avec un morceau de toile adhésive pour éviter de le faire tomber lors du transport du matériel.
Il évite la dominante rouge et permet d'observer une image en lumière plus proche de la lumière blanche.
Selon les modèles, il est posé sur la lentille de champ ou juste sous le condenseur.


 

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