Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


▲ Thalle complexe, réduit à maturité à des pseudopodétions dont le sommet est couvert
de phylloclades granuliformes lui donnant un aspect de chou-fleur ▼
 
 
 

Stereocaulon botryosum Ach. -  [-ID 4-] 
= Stereocaulon alpinum var. botryosum (Ach.) Laurer = Stereocaulon evolutum var. fastigiatum (Anzi) Th. Fr.
= Stereocaulon fastigiatum Anzi ; incl. Stereocaulon botryosum f. confluens (H. Magn.) Frey
= Stereocaulon botryosum f. congestum (H. Magn.) Frey = Stereocaulon botryosum f. finnmarkicum (H. Magn.) Frey
= Stereocaulon botryosum f. irregulare (H. Magn.) Frey = Stereocaulon botryosum f. simplicior (H. Magn.) Frey

Photos Jean-Michel Sussey - 12/07/2019 - col du Lautaret, alt. 2000 m - Hautes-Alpes - (05)
leg. F. Drouard, dét. J.-M. Sussey, conf. J. Asta
Schémas d'anatomie de Juliette Asta - 1962 - Faculté de Grenoble


 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Lécanorales - Stereocaulaceae

 

Macroscopie : Thalle complexe constitué d’un thalle primaire pulvérulent disparaissant assez rapidement et d’un thalle secondaire constitué de pseudopodétions (1-3 cm) dressés, légèrement roses et tomenteux, dénudés à la base et ramifiés au sommet, recouverts par des phylloclades (squamules portées par les pseudopodétions) lobées ou crénelées (jamais peltées), granuliformes, blanches, denses, ce qui donne au thalle un aspect de chou-fleur (d’où son nom). Ramifications supérieures des pseudopodétions pouvant porter des céphalodies (0,2-2 mm de diamètre) violacées, situées au bout d’un fort pédoncule parmi les phylloclades. Apothécies (1,5-3 mm de diamètre) plus ou moins fréquentes, terminales, noires et convexes.

Pycnides parfois présentes.

Photosymbiote : algue verte (autre que trentépohlia) et cyanobactéries (Stigonema) dans des céphalodies. Les Stigonema présentent une ou deux files de cellules enveloppées d'une gaine muscilagineuse.

Réactions chimiques : phylloclades K+ jaune et P+ jaune.

Microscopie : Spores fusiformes, à 3 cloisons transversales, incolores, par huit dans chaque asque, de 20-30 × 4-5 µm. Les paraphyses présentent un sommet renflé recouvert d'un pigment marron clair.

Pycnidioconidies droites de 5-7 × 0,5-1 µm.

Habitat : Saxicole, calcifuge. Dans des stations à air ambiant et substrat humides, soumises à tous les temps et non exposées directement au soleil. Assez rare. Étages subalpin et surtout alpin et nival.

 

Récolte : Herb. JMS. N° 3284B9 (leg. F. Drouard, dét. J.-M. Sussey, conf. J. Asta). 12.07.19 - 05220 Le Monêtier-les-Bains, col du Lautaret, près des sources de la Guisane. Alt. 2000 m. Au sol, parmi les cailloux variés d’une station humide en permanence exposée à toutes les intempéries.

 

Étymologie : Stereocaulon vient du grec « stereos » = dur, solide, coriace et du latin « caulis » = queue, tige (du fait de la relative rigidité des pseudopodétions) ; botryosum vient du grec « botrus » = grappe et du suffixe latin « osus » = semblable à (en raison de sa ressemblance avec un chou-fleur).

 

Bibliographie

- Paccoud A. et Asta-Giacometti J., 1962-1963. Étude morphologique et anatomique de   quelques espèces du genre Stereocaulon et de deux genres voisins. Faculté de Sciences de Grenoble, Diplôme d’études supérieures, Laboratoire du professeur Paul Ozenda. Association française de lichénologie, 2018. Quelques espèces du genre Stereocaulon. [PDF]

- Roux Cl. et coll., 2020. Catalogue des lichens et champignons lichénicoles de France métropolitaine. 3e édition revue et augmentée. Édit. Association française de lichénologie (A.F.L.), Fontainebleau, 1769 p.

- Ozenda P.et Clauzade G., 1970 - Les Lichens. Paris, Masson et Cie, 801p.

- Clauzade G. et Roux C., 1985 - Likenoj de Okcidenta Eŭropo. 893 p.

 

cette espèce a fait l'objet de l'une des 16 fiches du débutant

publiées dans le bulletin AFL 2017_2 par Jean-Michel Sussey

 

 


 

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