Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


 

 

 

 ▲ thalle fertile ▼

 

 

 

 

Buellia griseovirens (Turn. & Borre ex Sm.) Almb.
= Buellia betulina (Hepp) Th. Fr. = Buellia griseovirens var. superreagens (Servít) Poelt
 = Buellia turgida (A. Massal.) Lettau = Diplotomma turgidum A. Massal.
 = Rhizocarpon efflorescens Th. Fr. = Sporodochium betulinum (Hepp) Vain.

Photo 1 Olivier et Danièle Gonnet - sur écorce de frêne - session AFL 2010 - Hérault - (34) -
Photos 2-3 Olivier et Danièle Gonnet- 24/8/2016 - Foncine-le-Haut, alt. 1120 m - Jura - (39) -
Photos 4-8 Olivier et Danièle Gonnet - thalle fertile - 7/10/2015 - Sotta - Corse - (20) -
Photo 9 Jean-Michel Sussey - 5/10/2018 - Loutegny, alt. 1000 m - Haute-Savoie - (74) -
Saint Laurent, route de la forêt, Sur le tronc d’un vieil épicéa exposé au nord


 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Caliciales - Caliciaceae
 

Thalle : crustacé, épisubstratique, non lobé au pourtour, mince, craquelé, grisâtre, parfois non visible, parfois limité par un hypothalle brun foncé ; couvert de soralies rondes (0,2-0,5 mm de Ø) gris verdâtre, ± dispersées au départ puis devenant ± confluentes et capables de recouvrir tout le thalle. Presque toujours trouvé stérile.

Photosymbiote : à algue verte autre que Trentepohlia.

Réactions chimiques : cortex et soralies K+ jaune devenant rapidement brun rougeâtre (formation d’aiguilles rouges microscopiques), P+ jaune à jaune orangé, C- ou C+ un peu jaunâtre.

Apothécies : rarement rencontrées, lécidéines, 0,3-1,2 mm de diamètre, à disque noir, non pruineux, plan à légèrement convexe et rebord propre noir, bien visible et persistant. Épithécium et hypothécium bruns. Spores par 8, ellipsoïdales, parfois courbes, à trois cloisons puis submurales, brunes, de 13-28×7-13 µm.

Habitat : espèce corticole, sur tronc de feuillus ou de conifères, Étages collinéen et montagnard et subalpin, ombroclimats subhumide et humide.

Espèce assez commune, non nitrophile.

 

Étymologie : Buellia nom créé par De Notaris en hommage à son ami Esperanzo Buelli (Giorn. Bot. Ital 2 : 174 [1874 ] selon John. A. Elix dans Flora of Australia 57 : 2009) ; griseovirens vient du latin « griseus » = gris et du latin « virens » = verdoyant.

 

Remarque : Bien que d’aspect très variable en raison de la couleur de son thalle variant du presque blanc au gris foncé, cette espèce est relativement bien reconnaissable à ses soralies rondes, cratériformes et bien délimitées (K+ jaune puis rouge sang).

 

Bibliographie :

- Roux Cl. et coll., 2020. Catalogue des lichens et champignons lichénicoles de France métropolitaine. 3e édition revue et augmentée. Édit. Association française de lichénologie (A.F.L.), Fontainebleau, 1769 p.

- Clauzade G. et Roux C., 1985 - Likenoj de Okcidenta Eŭropo. 893 p.

- Nordic Lichen Flora, vol. 2, Physciaceae, 2002, Teuvo Ahti et al., 116 pages.

- Guide des lichens de France, lichens des arbres, par C. Van Haluwyn et J. Asta, éditions Belin, 2013, pages 158 et 159.

 

Cette espèce a fait l'objet d'une fiche détaillée dans le bulletin AFL 2020(1)

dans le cadre des fiches du débutant publiées depuis 2002 par Jean-Michel Sussey

 

 

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