Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


 
 

Xanthocarpia epigaea (Søchting, Huneck & Etayo) Frödén, Arup & Søchting - [-ID 3-]
= Caloplaca epigaea
 Sochting, Huneck et Etayo
= Caloplaca borysthenica Khodos et S.Y. Kondr.

Photos et texte Jean-Michel Sussey 1/6/2017 - récolte espagnole


 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Teloschistales - Teloschistaceae
 

Macroscopie : Thalle crustacé, non lobé au pourtour, mal délimité, constitué d’aréoles (0,2-0,4 mm de diamètre) de plus ou moins convexes à globuleuses, nombreuses et denses, de couleur orange ou bien peu ou pas distinctes. Apothécies (0,2-1,3 mm de diamètre) nombreuses, recouvrant presque la totalité du thalle, avec un disque orange, plan ou légèrement convexe, et un rebord propre persistant, et un peu plus clair que le disque.

Photosymbiote : algue verte autre que Trentepohlia.

Réactions chimiques : thalle et apothécies K+ pourpre.

Microscopie : Épithécium brun roux. Hyménium incolore, de 80-100 µm de haut. Hypothécium incolore. Rebord propre prosoplectenchymateux. Paraphyses assez lâches, étroites à la base (1,5 µm d’épaisseur) et au sommet renflées (3-5 µm d’épaisseur), parfois ramifiées à leur partie supérieure. Spores polariloculaires, incolores, par huit, de 16-20 × 5-9 µm avec un épaississement équatorial court de 1-1,5(3) µm.

Habitat : Terricole ou détriticole, muscicole. Sur sol aride, calcaire ou non en Espagne et sur des herbes mortes en Allemagne.

 

Récolte : Herb. JMS N° 3259B9 (espèce pas encore trouvée à ce jour en France).

Date : 01.06.17. Lieu : Cabañas del Castillo, Estrémadure, Province Cáceres, Espagne, alt. 780 m. Sur sol sableux, argileux, non calcaire ; base de la falaise dominant le village.

 

 Remarque : À ce jour cette espèce n’a pas encore été trouvée en France.

Xanthocarpia crenulatella, saxicole, plus ou moins calcicole, a un thalle jaune mince, formé d’aréoles ou de granules dispersés, K+ pourpre, des apothécies crénelées un peu plus petites (0,2-0,8 mm) et des spores avec un épaississement équatorial un peu plus long de 1,5-3 µm.

Xanthocarpia ferrarii, saxicole-calcicole, a un thalle K –, de couleur grise et pratiquement invisible, des apothécies et des spores plus longues, une répartition méditerranéenne.

Xanthocarpia lacteoides, saxicole-calcicole, a un thalle endolithique non visible, des apothécies d’un jaune ochracé ou vitellin, rarement orangées, et des paraphyses simples et une répartition  méditerranéenne et subméditerranéenne.

Xanthocarpia lactea, saxicole-calcicole,  a un thalle pratiquement invisible et de très petites apothécies (0,1-0,3 mm) avec un disque orangé plan, ou presque et surtout des spores très courtement ellipsoïdales dont la largeur est la moitié de la longueur. Il est méditerranéen plus rarement subméditerranéen.

Xanthocarpia marmorata, saxicole-calcicole, a un thalle pratiquement invisible mais des apothécies de couleur brun rouge que l'on remarque facilement sur les petits cailloux calcaires sur le sol des régions sèches méditerranéennes, plus rarement subméditerranéennes.

Variospora paulii, saxicole, peu ou faiblement calcicole, a un thalle assez développé avec des lobes assez larges (2-3 mm), des spores fusiformes ; il est subalpin ou alpin, sur escarpements de fortement inclinés à verticaux.

Xanthocarpia interfulgens, saxicole-calcicole, a la couleur de Candaleriella vitellina, un thalle squamuleux ou squamuleux-aréolé, un épaississement équatorial de la spore un peu plus long. Il est connu en Afrique du Nord et dans une seule station en France (Alpes méridionales).

 

Étymologie :  epigaea vient du grec « epi » = sur, et du grec « gaîa » ou « gê » = terre (allusion au fait que ce lichen est terricole, il est épigé).

 

Bibliographie

Roux Cl., 2016. Clé des Caloplaca. v.14b du 2016.08.18 – inédit (p. 112, n° 137).

- Roux Cl. et coll., 2020. Catalogue des lichens et champignons lichénicoles de France métropolitaine. 3e édition revue et augmentée. Édit. Association française de lichénologie (A.F.L.), Fontainebleau, 1769 p.

Søchting, U., Huneck S., et Etayo J., 2007. Caloplaca epigaea n. sp. from arid soil in Spain and dead grass in Germany. Bibliotheca Lichenologica 96 : 282.

Vondrák J., Říha P., Redchenko O., Vondráková O., Hrouzek P., and Khodosovtsev A., 2011. The Caloplaca crenulatella species complex; its intricate taxonomy and description of a new species. Lichenologist 43(5) : 467 – 481.

 

Cette espèce a fait l'objet d'une fiche détaillée dans le bulletin AFL 2020-1

dans le cadre des fiches du débutant publiées depuis 2002 par Jean-Michel Sussey

 

 

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