Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


 
 
 
 
 
 
 
 
 ▲ thalles apothéciés ▼

Sticta sylvatica (Huds.) Ach.

Photos 1, 2 et 4-6 Olivier Gonnet - session AFL 2007 - Finistère - (29) -
Photos 3 et 7-8  Serge Poumarat - Pyrénées orientales - (66) -
Photos 9-10 - Étienne Florence - 2018 - massif du pic du midi de Bigorre - Hautes-Pyrénées - (65) -


 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Peltigerales - Lobariaceae

Thalle
: foliacé jusqu’à 8 cm de large, gris-brun foncé presque noir à l’état humide, à lobes de 0,5-1,5 cm de large, relativement allongés et à extrémités tronquées ; ± parsemés de fovéoles dont les limites en relief forment un réticule sur lequel se développent les isidies coralloïdes brunes ; face inférieure brun foncé mais brun clair vers la marge, parsemé de cyphelles blanches. Le thalle humide dégage une odeur de poisson.

Photosymbiote : cyanobactérie (Nostoc).

Chimie : R-.

Apothécies : observées une seule fois par É. Florence dans les Pyrénées (photos 9-10). Elles sont localisées vers les marges des lobes, ont jusque 4 mm de Ø et sont de couleur brun rougeâtre ; ascospores non mesurées (30-33 x 6-8 µm, à une cloison, un peu courbées, et effilées vers les extrémités d'après la littérature).

 

Habitat : même répartition que Sticta fuliginosa, sur roches ou écorces moussues, dans des sites humides et ombragés situés dans des vieilles forêts.

 

Remarques : Sticta fuliginosa est très proche mais ses lobes sont plus larges (1-3 cm), entiers ou sans entailles profondes, la face supérieure est moins brillante, les fovéoles peu distinctes et les isidies réparties sur toute la surface des lobes.

Les spécimens jeunes de Sticta fuliginosa et Sticta sylvatica sont généralement très difficiles à différencier.

 

 

 

 

Petite clé simplifiée des espèces courantes du genre Sticta (par Jean-Pierre Gavériaux) :

 

Thalle foliacé peu adhérant au substrat, à face inférieure tomenteuse avec des cyphelles dispersées ; à lobes ± arrondis.

Photosymbiotes : Cyanobactéries (Nostoc) chez les espèces européennes sauf Sticta canariensis qui présente une forme à algues vertes.

Apothécies lécanorines, sessiles, très rares ou absentes.

Asques fissituniqués, octosporés de type Peltigera ; spores incolores à brunes, septées.

Pycnides à paroi brun-rouge au niveau de l’ostiole, plus pâles en dessous.

Diffèrent des Lobaria et des Cyphellaria par présence de cyphelles à la face inférieure.

Pas de réactions chimiques caractéristiques.

Quelques espèces possèdent de la triméthylamine qui leur donne une odeur de poisson.

La plupart des espèces sont localisées dans des vieilles forêts, humides et ombragées ; elles sont très sensibles à la pollution de l’air.

 

Sticta fuliginosa s.l. est une espèce collective qui regroupe actuellement Sticta ciliata, Sticta fuliginoides, Sticta fuliginosa et Sticta atlantica (cette dernière espèce n'ayant pas encore été trouvée en France).

 

 


 

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