Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


 
 
 

Rinodina septentrionalis Malme = Rinodina dispersella = Rinodina glauca

Photo 1-2 Serge Poumarat - Pyrénées-Orientales - Pyrénées-Orientales - (66) -
Texte et photos 3-4 Jean-Michel Sussey  - 11/7/2012 - Lac des Bouillouses - Pyrénées-Orientales - (66) -


 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Caliciales - Physciaceae

 

Thalle : crustacé, non lobé au pourtour, composé de verrues granuleuses dispersées, blanchâtres, verdâtres ou brunâtres, sans hypothalle visible.

Photosymbiote : trébouxioïde.

Chimie : R-.

Apothécies : 0,3-0,7 mm de Ø, assez nombreuses, rétrécies à la base, à disque plan ou légèrement convexe, brun rougeâtre foncé ou noir, et à rebord thallin épais et persistant. Épithécium brun rougeâtre. Hypothécium incolore. Épaississements polaires irréguliers avec la paroi de la spore convexe vers l’intérieur. Spores ellipsoïdales, brunes, non rétrécies au niveau du tore bien développé, de type Physcia, par huit, de (12)14-18(21) x 6-8(9) µm.

Écologie, répartition : corticole, sur branchettes d’arbustes et d’arbres à feuillage caduc ou plus souvent sur résineux, rarement lignicole. Dans des stations exposées aux intempéries et au soleil, bien éclairées. Étages montagnard et subalpin.

- Support du spécimen : sur une très petite branchette (0,8 cm de diamètre) de pin à crochets à 1,50 m de hauteur, dans une forêt très clairsemée, sur le bord de la rive nord du lac des Bouillouses.

 

Remarques :

- Rinodina exigua, avec lequel il est souvent confondu, a des spores de type Physcia de la même taille et le cortex du rebord de l’apothécie est aussi I- mais, contrairement à ce qui se passe chez Rinodina septentrionalis, la paroi de la spore au niveau de l’épaississement polaire est concave en direction de l’intérieur.

- Rinodina capensis a des spores de type Physcia mais elles sont beaucoup plus grandes et le cortex du rebord de l’apothécie est I + bleu.

- Rinodina sophodes à des spores de type Milvina et un hypothalle sombre.

 

Étymologie : Rinodina vient du grec « rinos » = bouclier et du suffixe « ina » = ressemblant à (en référence à la forme des apothécies) ; septentrionalis vient du latin « septentriones » = septentrion, nord, et du suffixe latin « alis » = relatif à (le premier exemplaire ayant été découvert dans le grand Nord).

 

Bibliographie

Clauzade G. et Roux C., 1985 - Likenoj de Okcidenta Eŭropo. Ilustrita determinlibro. Bull. Soc. bot. Centre-Ouest, n° spéc. 7, S.B.C.O. édit., St-Sulpice-de-Royan, 893 p. (p. 687, n° 37).

Giralt M., 1994 - Key to the corticolous and lignicolous species of the genus Rinodina present in Iberian Peninsula and Balearic Islands. Bull. Soc. linn. Provence, 45 : 317- 326 (p. 325).

Mayrhofer H. et Moberg R., 2002 - Nordic Lichen Flora, Physciaceae. Naturcentrum AB édit., Uddevalla, vol.2 : 41-69. (p. 64, n° 45).

Nimis P. L. et Martellos S., 2001 - The information system on Italian lichens. Dept. of Biology, University of Trieste. - http://dbiodbs.univ.trieste.it

Roux Cl. et coll., 2017. Catalogue des lichens et champignons lichénicoles de France métropolitaine. 2e édition revue et augmentée (2017). Édit. Association française de lichénologie (A.F.L.), Fontainebleau, 1581 p.

 

- Photos complémentaires sur le site de Serge Poumarat : [Lichens de Catalogne]

 

Textes (tirés partiels) de l'une des 12 fiches du débutant

publiées dans le bulletin AFL 2013_2 par Jean-Michel Sussey

 

 

 [Retour à la liste des espèces] - [Retour au sommaire]