Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


Thalle crustacé, pas très développé, avec des apothécies à disque plan puis convexe, brun noir, 
et à rebord thallin tendant à disparaître à la fin

Spores ellipsoïdales, à une cloison, brunes, de type « Physcia », par huit, de 16-25 x 6-10 µm, 
avec un torus assez bien développé chez certaines d’entre elles

Rinodina olivaceobrunnea C.W. Dodge et G.E. Baker = Rinodina archaeoides = Rinodina soredicola

Photos et texte Jean-Michel Sussey - 21/08/2001 - Sur mousse sur le sol Herb. JMS N° 1532
Argentière, gare du téléphérique de Lognan - alt. : 2100 m - Haute-Savoie - (74) -


 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Lecanorales - Physciaceae

 

Thalle : crustacé, non lobé au pourtour, mince, granuleux, gris blanchâtre ou gris brun.  Médulle de la même couleur que le thalle.

Photosymbiote : algue verte de type Trébouxia

Chimie : thalle K-, C-, KC-, P- ; cortex du rebord thallin de l’apothécie I- ; tholus I+ bleu.

 

Apothécies : 0,2-0,7 mm de Ø, nombreuses, à disque plan puis convexe, brun foncé à noir, non pruineux, et à rebord thallin peu épais, granuleux, tendant à s’atténuer puis à disparaître.

Épithécium brun clair. Hypothécium incolore.

Spores ellipsoïdales, à une cloison, brunes, de type Physcia, par huit, de 16-25 x 6-10 µm, arrondies aux extrémités.

 

Écologie, répartition : Terricole, muscicole (sur mousses sur le sol ou sur les rochers), détriticole ou lichénicole (sur Lobarina scrobiculata, Parmeliella ou Massalongia). Dans des stations exposées à tous les temps, bien éclairées et même ensoleillées, dans des tonsures de pelouses calcicoles ou non. Étages subalpin et alpin. Rare. Alpes et Pyrénées-Atlantiques.

 

Étymologie : Rinodina vient du grec « rinos » = bouclier et du suffixe « ina » = ressemblant à (en référence à la forme des apothécies qui ressemblent à des boucliers) ; olivaceobrunnea vient du latin « oliva » = olive et suffixe « aceus » = qui indique la couleur (olivacé) et du germanique puis du latin « brunus » = brun et du suffixe « eus » = qui indique aussi la couleur (de couleur brun olivacé).

 

Remarques :

- Rinodina mniaraea possède un thalle allant du blanchâtre au gris ou brun-rouge et des spores en général de plus de 25 µm de longueur.

- Rinodina terrestris a des spores mures avec des protubérances apicales.

- Rinodina turfacea, que l’on trouve sur les mêmes sites, a des apothécies plus grandes (jusqu’à 1,7 mm), des spores plus grandes de plus de 24 µm de longueur, et surtout un cortex du rebord thallin I+ bleu.

 

Bibliographie :

- Ahti T., Jørgensen P. M., Kristinsson H., Moberg R., Søchting U., and Thor G., 2002 - Nordic lichen flora Vol. 2., Physciaceae. TH-tryck édit., Uddevalla, 115 p.

- Clauzade G. et Roux C., 1985 - Likenoj de Okcidenta Eŭropo. Ilustrita determinlibro. Bull. Soc. bot. Centre-Ouest, n° spéc. 7, S.B.C.O., p. 682 à 684.

- Nimis P.L. et Martellos S., 2004 – Keys to the lichens of Italy – I. Terricolous species. Goliardiche edit., Trieste, 341 p.

- Ozenda P. et Clauzade G., 1970 - Les Lichens. Étude biologique et flore illustrée. Masson édit., Paris, 801 p.

- Roux C. et coll., 2014 - Catalogue des lichens de France. Des Abbayes édit, Fougères, p. 1046 et 1047.

- Wirth V., 1995 - Die Flechten Baden-Württembergs (2). Ulmer, p. 1006 et 1019.

 

Textes (tirés partiels) de l'une des 12 fiches du débutant

publiées dans le bulletin AFL 2006_1 par Jean-Michel Sussey

 

 

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