Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


▲ thalle humide ▼

 

 

▲ thalle sec ▼

 

 ▲ Gros plan sur les soralies ▼

 

 

lobes pruineux et soralies isidiosîdes marginales

pruine blanchâtre et médulle jaunâtre

▲ rhizines en goupillon, noires à pointes blanches ▲

Physconia enteroxantha (Nyl.) Poelt = Physcia subdetersa = Physcia leucoleiptes  [-ID 2-]

Photos 1-3 (thalle humide) - Serge Poumarat - 2010 - Pyrénées-Orientales - (66) -
Photos 4-7 (thalle sec) - Serge Poumarat - 2018 - Mirabeau - Vaucluse - (84) -
Photos 8-11 Jean-Michel Sussey - 16/5/2011 - sur rocher siliceux -
Estrémadure, alt. 500 m - Espagne
Texte Jean-Pierre Gavériaux et Jean-Michel Sussey


 

 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Caliciales - Physciaceae

 

Thalle : foliacé, 2-5 cm de Ø, de forme ± irrégulière,  lobé au pourtour,,très appliqué au substrat, avec des lobes moyennement longs, très souvent confluent avec les thalles voisins et se chevauchant plus ou moins, formant un ensemble beaucoup plus grand.

Face supérieure de gris à brun ± foncé, à pruine blanchâtre mais le plus souvent et seulement à l'extrémité des lobes, ponctuée de nombreux points blancs (loupe x 10) ; portant des soralies assez nombreuses, parfois isidioïdes, jaunâtres plus rarement blanchâtres, marginales mais pas sur les lobes du pourtour.

Cortex supérieur paraplectenchymateux.

Face inférieure brun foncé, brun clair à la marge des lobes, plus rarement blanchâtre, cortiquée. Cortex inférieur prosoplectenchymateux.

Rhizines noires en forme de goupillon à extrémité plus ou moins blanche.

Photosymbiote : algue verte (autre que trentépohlia).

Chimie : cortex K- ; médulle blanche jusqu'à jaune, K+ jaune à jaune orangé ; soralies K+ jaune vif. Thalle verdissant nettement en présence d'eau,

Apothécies : non observées. Selon la littérature : très rares, avec des spores ellipsoïdales de type Physconia, à une cloison, brunes, par huit, de 25-37 × 16-21 µm.

Habitat :  sur écorce (sur troncs et grosses branches d'arbres isolés), plus rarement sur bois et sur roche non calcaire. Jusqu'à l'étage montagnard en milieu bien éclairé et humide. Assez commun. De l’étage mésoméditerranéen inférieur à l’étage montagnard.

 

Étymologie : Physconia vient du grec « physcon » = enflé, ventru, en forme de boudin (allusion aux lobes parfois étroits) et du grec « conio » = poussière (allusion à la pruine sur le thalle) ; enteroxantha vient du grec « enteron » = à l’intérieur et du grec « xanthos » = jaune (allusion à sa médulle et à ses soralies jaunes).

 

Synonymes : Physcia detersella Nádv., Physcia enteroxantha Nyl., Physcia enteroxanthella (Harm.) H. Olivier, Physcia leucoleiptes auct. eur. p. p. [non (Tuck) Lettau], Physcia subdetersa Nyl., Physconia grisea f. enteroxanthella (Harm.) Mereschk., Physconia leucoleiptes f. enteroxanthella (Harm.) Erichsen.

 

Remarque : se différencie des autres Physconia principalement par sa médulle et ses soralies jaunâtres (K+ jaune vif).

 

Bibliographie :

- Roux Cl. et coll., 2017. Catalogue des lichens et champignons lichénicoles de France métropolitaine. 2e édition revue et augmentée (2017). Édit. Association française de lichénologie (A.F.L.), Fontainebleau, 1581 p.

- Clauzade G. et Roux C., 1985 - Likenoj de Okcidenta Eŭropo. 893 p.

- Ahti T., Jørgensen P. M., Kristinsson H., Moberg R., Søchting U. et Göran T., 2002 – Nordic Lichens Flora, Physciaceae, 2 : 1 – 116 (p. 39, n° 3 et p. 99).

- Van Haluwyn C., Asta J., et avec la collaboration de Gavériaux J.-P., 2009 – Guide des lichens de France. Lichens des arbres. Belin édit., Paris, 240 p. (p. 92).

- Smith C. W., Aptroot A., Coppins B. J., Fletcher A., Gilbert O. L., James P. W. et Wolseley P. A., 2009 – The lichens of Great Britain and Ireland. The British Lichen Society and the Natural History Museum Publications édit., London, 1046 p. (p. 705, n° 1126).

 

Photos complémentaires sur le site de Serge Poumarat : [Lichens de Catalogne]

 

Cette espèce a fait l'objet d'une fiche détaillée dans le bulletin AFL 2018-2

dans le cadre des fiches du débutant publiées depuis 2002 par Jean-Michel Sussey

 

Petite clé simplifiée pour la détermination des espèces les plus fréquentes du genre Physconia

Thalle foliacé à lobes plus larges que ceux des Physcia, souvent recouverts d’une pruine blanche (à sec). Pas de cils ni de pseudocyphelles. Cortex supérieur épais, K-, rhizines squarreuses (sauf Physconia grisea). Apothécies lécanorines, disques brun foncé, souvent pruineux, marge souvent lobulée ; asques octosporés ; spores brunes, unicloisonnées.


 

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