Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


 
 
 

Dirina fallax De Not. morpho. sorédié - dét. Claude Roux
= Dirina repanda f. sorediata Werner = Dirina repanda var. schistosa f. sorediata Llimona et Cl. Roux

Photos et texte Serge Poumarat - 2/10/2017 - Théoule-sur-Mer - Alpes-Maritimes - (06) -


 

Ascomycota - Arthoniomycetideae - Arthoniales - Roccellaceae

 

Thalle : crustacé, assez épais, de continu à fissuré-aréolé, blanchâtre ou gris brunâtre plus ou moins foncé suivant l’abondance des cyanobactéries sur la surface du cortex du thalle, avec de nombreuses soralies d'abord convexes et bien délimitées, blanchâtres ou légèrement teintées de rose. Le thalle est limité par une ligne hypothalline de brun à brun-noir.

Photosymbiote : algue verte du genre Trentepohlia.  

Chimie : cortex du thalle K-, C+ (rouge carmin), KC+ (rouge), P-, médulle du thalle K-, C-, KC- et P-, sorédies C+ (rouge carmin fugace), KC-.

Apothécies : absentes.

Microscopie : sorédies farineuses, 25-80 µm de diam.

Habitat (d'après Roux et coll., 2017) : saxicole, calcifuge, sur paroi verticale souvent sous un surplomb, sans écoulement ou suintement d’eau, non héliophile. De l’étage thermoméditerranéen à l’étage mésoméditerranéen.

 

Thalle présenté : Théoule-sur-Mer (Alpes-Maritimes, 06), pointe de l’Aiguille, alt. 5 m, le 02/10/2017. Sur une paroi verticale de roches rhyolitiques, sous un léger surplomb. Détermination C. Roux, herbier S. Poumarat 2017-32.

 

Remarques : Dirina fallax a souvent été considérée comme conspécifique avec D. massiliensis mais une étude de biologie moléculaire (Tehler et al., 2013) a montré que les thalles qui croissaient sur les roches siliceuses appartenaient à une espèce différente de D. massiliensis. Il existe deux autres morphotypes de D. fallax : le morpho. fallax (avec des apothécies et normalement sans soralies, voir la fiche correspondante) et le morpho. pycnidié (sans apothécies et sans soralies mais avec des pycnides). Le thalle de Dirina fallax est plus ou moins recouvert de cyanobactéries lui donnant sa couleur foncée. Cela se voit aussi chez D. massiliensis mais souvent plus discrètement. Outre D. massiliensis morpho. sorediata qui pousse sur roches calcaires, D. fallax morpho. sorédié peut être confondu avec :

- Llimonea sorediata : thalle fin (0,25-0,30 mm), C+ rouge intense, KC-, hypotalle noir, sorédies granuleuses de 250-350 µm de diam.

- Arthonia endlicheri : thalle épais de 0,3-0,5 mm, sans soralies convexes et délimitées, C+ rouge, KC+ rouge, sorédies de 50-100 µm.

 

Bibliographie

ASTA J., VAN HALUWYN C. et BERTRAND M., 2016. Guide des lichens de France. Lichens des roches. Edit. Belin, 384 p.

ROUX C. et coll., 2017. Catalogue des lichens et champignons lichénicoles de France métropolitaine. 2e édition revue et augmentée (2017). Édit. Association française de lichénologie (A. F. L.), Fontainebleau, 1581 p.

TEHLER A., ERTZ D. et IRESTEDT M., 2013. The genus Dirina (Roccellaceae, Arthoniales) revisited. Lichenologist, 45 (4) : 427-476.

Photos complémentaires sur le site de Serge Poumarat : [Lichens de Catalogne]

 

 

 [Retour à la liste des espèces] - [Retour au sommaire] - MAJ : 26 novembre 20176