Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


 
 
 
 
 
 

Caloplaca percrocata (Arnold) J. Steiner
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Blastenia percrocata = Callopisma percrocatum

Photos 1-3 et texte Jean-Michel Sussey - La Roche-sur-Foron, Chalets de Balme, alt. 1520 m - Haute-Savoie - (74) -
Photos 4-7 Olivier et Danièle Gonnet - 2/9/2014 - Bonneval-sur-Arc, Pont de l'Oulietta, 2500 m - Savoie - (73) -


 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Teloschistales - Teloschistaceae
 

Thalle : crustacé, non lobé au pourtour, épilithique, fendillé-aréolé, peu épais, quelquefois pas très distinct, de gris blanchâtre à gris plus ou moins foncé.

Photosymbiote : algue verte (Chlorococcales).

Réactions chimiques : thalle K- ; apothécies (disque et rebord) K+ pourpre.

Apothécies : 0,3-1,5 mm de Ø, nombreuses, de rondes à plus ou moins difformes, avec un disque d'un beau rouge safran, plus ou moins sombre (rarement un peu noirâtre), avec un rebord propre, entier et persistant, en général nettement plus clair (orangé jaunâtre) et un rebord thallin très vite refoulé.

Microscopie : épithécium brun clair épais. Très belles spores polariloculaires, plus ou moins largement ellipsoïdales, incolores, par huit de 14-17 × 6-10 µm, et un épaississement équatorial de 3-6 µm, à peu près égal au 1/3 de la longueur de la spore.

Écologie, répartition : saxicole, calcifuge ou à peine calcicole. Sur des roches silicatées basiques ou faiblement calcaires. Dans des stations très ensoleillées, au-dessus de 1500 mètres d'altitude. Étages montagnard et subalpin.

Espèce assez rare.

 

Étymologie : Caloplaca vient du grec « calo » = beau, du grec « placa » = plaque, assiette ; percrocata vient du préfixe latin « per » = longtemps et du latin « crocatus » = de couleur safran.

 

Remarques

Caloplaca scotoplaca moins orophile (de l’étage mésoméditerranéen au montagnard), calcifuge et plutôt atlantique, a un thalle très souvent peu ou pas visible, des apothécies plus rouges à rebord propre concolore au disque et ses spores sont beaucoup moins larges.

Caloplaca crenularia a un thalle gris plus épais, des apothécies plus rouges à rebord propre de la même couleur, des spores à épaississement équatorial plus long, de 4 – 7 µm, à peu près égal au tiers ou à la moitié de la longueur de la spore ; il est calcifuge, peu ou modérément orophile (de mésoméditerranéen à l’étage montagnard, plus rarement au subalpin).

Caloplaca arenaria a un thalle gris plus clair, très souvent peu ou pas visible et surtout des spores étroites avec un épaississement équatorial très court, de 1,5 à 3,5 µm de longueur ; ses apothécies sont d'un beau rouge vif ; il est calcifuge et se rencontre de l’étage mésoméditerranéen à l’étage alpin.

 

Bibliographie :

Clauzade G. et Roux C., 1985. Likenoj de Okcidenta Eùropo. Illustrita determinlibro. Bull. Soc. bot. Centre-Ouest, n° spec. 7, S.B.C.O. édit., St-Sulpice-de-Royan, 893 p. (p. 265, n° 116).

Ozenda P. et Clauzade G., 1970. Les Lichens. Étude biologique et flore illustrée. Masson édit., Paris, 801 p. (p. 695, n° 1957).

Roux C., 2017 – Clé des Caloplaca. Version provisoire (v.14f – 07.11.2017), inédit, 126p. (p. 119, n° 149).

Roux C. et coll., 2017. Catalogue des lichens et champignons lichénicoles de France métropolitaine. 2e éd., Édit. Association française de lichénologie (A.F.L.), Fontainebleau, 1581 p., 2 tomes (p. 214 – 215).

 

- Photos complémentaires sur le site de Serge Poumarat : [Lichens de Catalogne]

 

Cette espèce a fait l'objet d'une fiche détaillée dans le bulletin AFL 2018-1

dans le cadre des fiches du débutant publiées depuis 2002 par Jean-Michel Sussey

 

 

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