Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


 
 

Caloplaca prinii B. de Lesd = Caloplaca clauzadei

Photos et texte de Jean-Michel Sussey - 1999 - Espagne


 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Teloschistales - Teloschistaceae
 

Thalle : crustacé, non lobé au pourtour, fendillé-aréolé, à aréoles plus ou moins granuleuses (0,2-1 mm de diamètre), peu épaisses (jusqu’à 0,15 mm), s’amincissant au bord du thalle et le rendant diffus, de couleur jaune, ocre ou orange plus ou moins foncé ou gris jaunâtre ; souvent rebordé par un hypothalle blanc ou gris pâle.

Photosymbiote : Trebouxia.

Réactions chimiques : thalle et apothécies K+ pourpre.

Apothécies : (0,2 – 0,8 mm de diamètre) saillantes entre les aréoles, zéorines, à disque concave, devenant plan puis convexe et boursouflé, au début concolore au thalle puis orange plus ou moins foncé à la fin, avec un rebord propre plus clair et un rebord thallin très souvent plus ou moins crénelé. Épithécium brun clair. Hyménium incolore. Hypothécium incolore. Spores polariloculaires, incolores, par huit, de (11)15-17(20) × (5)7-8(9) µm avec un épaississement équatorial étroit, de 1-3,5 µm. Paraphyses simples, certaines ramifiées, à base étroite (2 µm) et à cellules apicales de 3-5 µm de large.

Écologie, répartition : Saxicole, calcifuge plus ou moins ékréophile ou même faiblement hydrophile. Sur des rochers, petits blocs ou même sur pierres au sol, de roches siliceuses. Dans des stations exposées tant à la pluie qu’au soleil, souvent dans des zones inondables. De l’étage thermoméditerranéen à l’étage collinéen. Très rare en France ; trois stations connues : la première à Biot dans les Alpes-Maritimes découverte par M. Prin en 1954, la deuxième à St Privat d’Allier (alt. 600 m) en Haute-Loire découverte par G. Clauzade en 1954 et enfin la troisième à Pujaut (alt. 115 m) dans le Gard découverte en 1965 par Cl. Roux.

 

Spécimen photographié récolté par JM Sussey, Herb. JMS. N° 1842B2, le 27/05/.03 à Campanario, Estrémadure, Espagne, après le pont sous l’ermitage de Piedraescrita. Alt. : 600 m. Sur un rocher basaltique au bord de la route, pouvant être inondé temporairement par le débordement d’un petit cours d’eau voisin.

 

Étymologie : Caloplaca vient du grec « calo » = beau et du grec « placa » = plaque ;  prinii nom donné par M. Bouly de Lesdain en l’honneur de M. PRIN qui a récolté pour la première fois ce lichen au Biot dans les Alpes-Maritimes en 1954.

Synonymes : Caloplaca clauzadei B. de Lesd., Caloplaca diffusa Vondrák et Llimona.

 

Remarques : Caloplaca crenulatella est saxicole, calcicole et a souvent un thalle beaucoup moins dense.

 

Bibliographie  

Bouly de Lesdain M., 1955 – Notes lichénologiques, N° XXXX. Bull. Soc. Bot. Fr., 102 : 229 – 231 (p.229).

Roux C., 2014 – Clé des Caloplaca. Version provisoire (v.13b – 25.08.2015), inédit, 121p. (p. 58, n° 73a)

Roux C. et coll., 2014 - Catalogue des lichens de France. Des Abbayes édit, Fougères, 1525 p. (p.245).

Vondrák J., Riha P., Redchenko O., Vondrákova O., Hrouzek P. et Kodosovtsev A., 2011 – The Caloplaca crenulatella spieces complex ; its intricate taxonomy and description of a new species. Lichenologist 43(5) : 467 – 481 (p. 471-473).

 

Cette espèce a fait l'objet d'une fiche détaillée dans le bulletin AFL n°41(1) - 2016

dans le cadre des fiches du débutant publiées depuis 2002 par Jean-Michel Sussey

 

 

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