Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


 
 
 
 
 

Caloplaca australis (Arnold) Zahlbr.
=
Candelariella australis = Fulgensia australis = Gasparrinia australis = Gyalolechia australis

Photos Patrice Lefrançois et Jean-Michel Sussey - Textes de Jean-Michel Sussey
Session AFL 2014 - Jausiers, faux col de Restefond, alt. 2700 m - Alpes-de-Haute-Provence - (04) -
Herb. JMS. N° 2946, 22/07/14, au sommet d’une tête rocheuse de calcaire très cohérent et compact


 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Teloschistales - Teloschistaceae
 

Thalle : crustacé, lobé au pourtour, souvent en forme de rosette, jaune orangé, non pruineux. Lobes périphériques contigus, de 1-3 mm, assez étroits, de 0,3-1 mm, semi-convexes, au centre des aréoles bien délimitées.

Photosymbiote : algue verte.

Chimie : cortex K+ rouge pourpre.

Apothécies : 0,3-2 mm, à disque plus foncé que le thalle, à rebord propre entier et persistant, concolore au disque et à rebord thallin plus ou moins crénelé.

Épithécium brun clair. Hypothécium incolore.

Spores polariloculaires, incolores, étroites, fusiformes ou parfois courbes et même (voir photo 6) en forme de «S», par huit, de 15-24 x 3-6 µm avec un épaississement équatorial très court de 0,5-1 µm. Certaines spores, anormales,  peuvent avoir 2, 3 ou 4 cloisons.

Écologie, répartition : Saxicole, calcicole. Sur des parois plus ou moins inclinées ou sur le sommet de rochers extrêmement calcaires, exposés à tous les temps, particulièrement au soleil. Aime bien les nitrates. Étages subalpin et alpin. Assez rare. Alpes et Pyrénées.

 

Étymologie : Caloplaca vient du grec « calo » = beau et du grec « placa » = plaque. ; australis vient du latin « australis » = du midi, méridional, austral.

 

Remarques :

- Caloplaca chanousiae a un thalle plus ocre, des lobes périphériques divergents, convexes, sinueux, ressemblant à ceux de Xanthoria elegans et des spores presque fusiformes, très souvent courbes.

- Caloplaca crenulatella et Caloplaca ferrarii, tous les deux à spores à épaississement équatorial très court (≤ à 3 µm), ne sont pas lobés au pourtour et ne dépassent pas l’étage subalpin pour le premier et l’étage supraméditerranéen pour le second.

 

Bibligraphie :

- Le likenoj de G. Clauzade et C. Roux, 1985, page 367.

- Catalogue des lichens de France, de C. Roux et coll., 2014, pages 198.

 

Cette espèce a fait l'objet d'une fiche détaillée dans le bulletin AFL n°40(1) - 2015

dans le cadre des fiches du débutant publiées depuis 2002 par Jean-Michel Sussey

 

 

 [Retour à la liste des espèces] - [Retour au sommaire]