Cystocoleus ebeneus - Les champignons lichénisés de France - AFL


 
 
 
 

Cystocoleus ebeneus (Dillwyn) Thwait. = Cystocoleus  niger = Coenogonium  germanicum

Photos 1-2 Patrice Lefrançois - session AFL Normandie 2012 - Château de Mesnil glaise - Orne - (61)
Photo 3 Serge Poumarat - juin 2018 - Pyrénées-Orientales - (66) -
Photo micro de Jean-Michel Sussey


 

Ascomycota - Dothideomycetideae - Capnodiales - Capnodiaceae
 

Thalle : constitué de fins filaments noirâtres, ± ramifiés, ± enchevêtrés, ayant environ 0,1 mm de Ø, étalés sur la roche, constitués par des filaments d'une algue du genre Trentepohlia entourés par les hyphes du champignon (voir schéma tiré du livre de Clauzade et Ozenda, Les lichens, étude biologique et flore illustrée p.758).

C'est le photosymbiote qui organise la structure spatiale du thalle lichénique.

Photosymbiote : Trentepohlia.

Chimie : R-.

Apothécies : jamais rencontrées, thalle stérile. Pas de pycnides.

Habitat : espèce aérohygrophile, des roches ± verticales, non ou à peine calcaires, exceptionnellement à la base des troncs. dans des milieux ombragés, très humides, protégés des pluies et du vent. De l’étage collinéen à l’étage subalpin.

Cette espèce assez rare est considérée actuellement comme potentiellement menacée.

Ne pas faire de récoltes et faire protéger le site.

 

Étymologie : Cystocoleus vient du grec « kystis » = tuyau et du grec « koleus » = gaine, étui, fourreau (à cause des filaments d’algues enveloppés par les hyphes du champignon) ;  ebeneus vient du latin « ebeneus » = d'ébène, noir (couleur du thalle).

 

Bibliographie :

Boissière J.-C. et Montavont J.-P., 1994, Deux lichens intéressants et méconnus. Bull. Ass. fr. Lichénologie, 19(1) : 46 p. (p. 19).

Clauzade G. et Roux C., 1985 - Likenoj de Okcidenta Eŭropo. p. 349, n° 1.

Roux C. et coll., 2013 - Catalogue des lichens de France, 2014, page 382 et 383.

Van Haluwyn C. et Lerond M., 1993 - Guide des lichens. Lechevalier édit., Paris, 344 p. (p. 99).

 

Remarque : Ne pas confondre avec les genres

- Ephebe et Spilonema dont le photosymbiote est une cyanobactérie (Stigonema),

- Thermutis dont le cyanosymbiote est un Scytonema,

- Pseudephebe (P. pubescens et P. minuscula) à algues vertes chlorococcoïdes.

- ni avec Racodium rupestre également à Trentepohlia, a les hyphes du mycosymbiote qui forment un réseau de mailles très régulières, d’aspect mural.

 

 

[Retour à la liste des espèces] - [Retour au sommaire]