Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


 

Caloplaca scotoplaca (Nyl.) H. Magn.

Photos et texte de Jean-Michel Sussey (espèce récoltée en 2002 lors d'un voyage en Irlande)


 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Teloschistales - Teloschistaceae
 

Genre : Caloplaca vient du grec “calo” = beau, du grec “placa” = plaque, assiette

Espèce : scotoplaca du grec “scot” = obscure, sombre, ténébreux.

Groupe : C. ferruginea (d'après la clé de Claude Roux).

Synonymes : Biatora caesiorufa auct. [non Ach.] ; Caloplaca caesiorufa auct. p.p. [non (Ach.) Flagey] ; Lecanora scotoplaca Nyl.

 

Observation à la loupe : Thalle crustacé, non lobé au pourtour, de couleur gris très foncé ou brun foncé, très mince, finement fendillé-aréolé souvent peu visible. Nombreuses apothécies (0,2-0,4 mm) de forme irrégulière, à disque plan puis légèrement convexe, de couleur rouge ferrugineux sombre, avec un rebord concolore au disque, bien marqué et persistant.

 

Observation au microscope : Spores polariloculaires, incolores, par huit de 10-13 x 3-8 µm avec un épaississement équatorial de 2-5 µm de longueur, compris entre le ¼ et ⅓ de la longueur de la spore. Les paraphyses sont grêles, certaines ont la cellule sommitale ramifiée et très finement épaissie. Asque avec un tholus en forme de croissant.

 

Réactions chimiques : K + pourpre (apothécies) et K - (thalle).

 

Récolte : Herb. JMS N° 1587

Date :  29.06.02  Lieu :  Oratoire de Gallarus - Péninsule de Dingle - Irlande -

Alt. : 100 m. environ.

 

Écologie, répartition : Saxicole, calcifuge. Sur rochers ou pierres de murs, dans des stations exposées à la pluie, à la lumière et au soleil. Très nitrophile. Surtout régions atlantiques ou sous influence atlantique, mais pas ou peu en montagne.

- Support : cailloux d’un mur en pierres sèches.

 

Remarques :

- Caloplaca crenularia a le thalle plus épais, les apothécies plus grandes (0,3-1,5 mm) avec un rebord qui tend à disparaître à la fin et un disque dont la couleur rouge ferrugineux tend vers le noir. Surtout ses spores sont plus grandes avec un épaississement équatorial plus long de 5-7 µm.

- Caloplaca arenaria a un thalle gris plus clair, très souvent peu ou pas visible et surtout des spores étroites avec un épaississement équatorial très court de 1,5 à 3,5 µm de longueur. Ses apothécies sont d'un beau rouge vif.

 

Bibliographie :

Cabi Bioscience Databases - ISF Species Fungorum - http://www.indexfungorum.org

Clauzade G. et Roux C., 1985 - Likenoj de Okcidenta Eùropo. Illustrita determinlibro. Bull. Soc. bot. Centre-Ouest, n° spec. 7, S.B.C.O. édit., St-Sulpice-de-Royan, 893 p. (p. 265 n° 117)

Nimis P. L. & Martellos S., 2001 - The Information System on Italian Lichens. Dept. of Biology, University of Trieste. - http://dbiodbs.univ.trieste.it

Ozenda P. et Clauzade G., 1970 - Les Lichens. Étude biologique et flore illustrée. Masson édit., Paris, 801 p. (p. 694 n° 1954)

Roux Cl., 2007 - Clé des Caloplaca. Inédit (p. 38 n° 117)

Roux Cl., Coste C., Bricaud O., Masson D., 2006 - Catalogue des lichens et des champignons lichénicoles de la région Languedoc-Roussillon (France méridionale). Bull. Soc. linn. Provence, 57 : 85 - 200 (p. 106 n° 249).

 

A noter : Cette fiche est l'une des 12 fiches publiées dans le bulletin AFL 2005_1.

 

 

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