Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


 
 
 
 
 
 
 
 

Caloplaca teicholyta (Ach.) Steiner

Photos 1-3 Jean-Pierre Gavériaux - rochers du littoral - Session AFL 2009 - Pas-de-Calais - (62) -
Photos 4-6 Marie Claude Derrien - déc. 2016 - bord de fenêtre en roche calcaire -
Chinon - Indre-et-Loire - (37)
Photos 7-8 Jean-Michel Sussey - 04/03/02 - village de Milly, Lucinges, alt. 740 m. Haute-Savoie - (74) -
Photo 9 Serge Poumarat - 6/10/2017 - Théoule-sur-Mer - Alpes-Maritimes - (06) -


 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Teloschistales - Teloschistaceae
 

Thalle : crustacé placoïde ± en rosette, blanc grisâtre, bien apprimé, entièrement granuleux pulvérulent (soralies), sauf sur le bord où les extrémités des lobes, arrondies, formant une zone un peu plus claire.

Photosymbiote : algue chlorococcoïde.

Chimie : thalle K-, parfois K+ violet pâle ; apothécies K+ pourpre (lorsqu'elles existent).

Apothécies :  0,5-1,5 mm de Ø, lorsqu'elles sont présentes (ce qui est rare), en masse, saillantes, avec un disque rouge ferrugineux et un rebord propre concolore au disque ou un peu plus clair et un rebord thallin gris blanchâtre qui disparaît à la fin. Elles ont parfois tendance à devenir noirâtres à la fin.

Spores par huit, polariloculaires, incolores, de 12 - 18 x 7 - 10 µm, avec un épaississement équatorial de 3 - 4 µm de longueur, au plus égal au ¼ de la longueur de la spore.

Habitat : espèce saxicole, calcicole, nitrophile, coniophile, . Un peu partout dans les régions tempérées, surtout sur les bâtiments, les murs, les construction faites de la main de l'homme. Il aime bien le mortier, les roches calcaires gréseuses mais pas les roches «dures», dans des stations bien exposées au soleil et à la lumière. De l'étage mésoméditerranéen à l'étage montagnard.sur roches calcaires et substrats artificiels (béton, mur, tuiles...) ; espèce commune, en situation ensoleillée et nitrophile.

 

Étymologie : Caloplaca vient du grec “calo” = beau et du grec “placa” = plaque ; teicholyta vient du grec “teicho” mur et du grec “lyt” = dissoudre. Groupe : C. ferruginea (d'après la clé de Cl.Roux).

Synonymes : Blastenia teicholyta (Ach.) Bausch., Blastenia visianica A. Massal., Callopisma teicholytum (Ach.) Müll. Arg., Caloplaca arenaria sensu auct. brit., Caloplaca erythrocarpum sensu auct. brit. non (Pers.) Zwackh, Kuettlingeria teicholyta (Ach.) Trevis., Kuttlingeria visianica (A. Massal.) Trevis., Lecidea teicholyta (Ach.) Hue, Parmelia teicholyta (Ach.) Spreng., Patellaria teicholyta (Ach.) Wall., Placodium erythrocarpum sensu auct. brit., Placodium teicholytum (Ach.) DC.

 

Remarques :

- Caloplaca erythrocarpa  a un thalle blanc crayeux, fendillé-aréolé, souvent en forme de rosette et séparé des autres thalles par une ligne hypothalline noire. Ses apothécies sont plus ou moins enfoncées à l’intérieur des aréoles du thalle. Lichen présent dans une grande partie de la France, de l'étage méditerranéen à l'étage montagnard.

- Caloplaca arenaria a un thalle presque invisible, non lobé au pourtour, mais surtout est saxicole, calcifuge. D'autre part ses spores sont étroites avec un épaississement équatorial très court.

- Caloplaca teicholyta est parfois parasité par Diplotomma murorum.

 

Bibliographie :

Clauzade G. et Roux C., 1985 - Likenoj de Okcidenta Eùropo. Illustrita determinlibro. Bull. Soc. bot. Centre-Ouest, n° spec. 7, S.B.C.O. 893 p. (p. 264 n° 112)

Roux Cl., 2007 - Clé des Caloplaca. Inédit (p. 37 n° 112)

Wirth V., 1995 - Die Flechten Baden-Württembergs (tome 1). Ulmer édit., Stuttgart, 1006 p. (p. 238).

 

Cette espèce a fait l'objet d'une fiche détaillée

publiée dans le bulletin AFL 2008_1 par Jean-Michel Sussey

 

 

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